mercredi 11 février 2015

Procès du Carlton : Dominique Strauss-Kahn «commence à en avoir un peu assez»

Pour la première fois depuis le début du procès, Nike Tn Pas Cher l'ancien patron du FMI s'est énervé à la barre face aux questions pressantes - et à l'intérêt discutable - de l'avocat des parties civiles.
«Je commence à en avoir un peu assez.» Dominique Strauss-Kahn hausse le ton, pour la première fois, exaspéré par les questions brouillonnes et redontantes de Me Lepidi qui prend, à l'audience, bien plus de place que sa qualité d'avocat d'une association de partie civile ne devrait l'y autoriser. Il interroge le prévenu sur une pratique sexuelle bien précise, nommée pour la première fois ce matin - la sodomie.
«La prévention ne me reproche pas un comportement sexuel», rappelle, à juste titre, DSK, poursuivi pour proxénétisme aggravé. Le président Bernard Lemaire n'avait-il pas lui-même décrété, au premier jour, que le tribunal n'aborderait pas ces «détails et anecedotes», sa mission étant de dire le droit, pas de faire des leçons de morale? Mais Me Lepidi dispose Tn Nike d'une ordonnande de renvoi lestée de descriptions salaces, dans laquelle il peut piocher à sa guise, au risque de froisser le président. L'inclination pour un acte jugé autrefois contre-nature est, en effet, portée au passif de M. Strauss-Kahn, les magistrats instructeurs croyant savoir que ce genre de pénétrations est réservé aux prostituées.
Le prévenu remet les débats sur ses rails
Ses goûts pour l'échangisme, les orgies, «la fête», à condition de les vivre en compagnie de femmes Nike Tn consentantes et non rémunérées, M. Strauss-Kahn les revendique, admettant qu'«il est loisible à chacun de ne pas les apprécier. Mais quel intérêt pour le tribunal de revenir sempiternellement sur ces pratiques? Sauf à vouloir me poursuivre pour pratiques sexuelles dévoyées - mais cela n'existe pas».

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