dimanche 25 janvier 2015

Otages japonais : l'ultimatum de Daech a expiré

L'État islamique menaçait d'exécuter ses Nike TN captifs japonais si une rançon de 200 millions de dollars n'était pas versée avant ce vendredi.
Alors que l'ultimatum expirait, le Japon s'activait vendredi pour sauver la vie de deux otages aux mains du groupe État islamique (EI), menacés d'exécution si une rançon de 200 millions de dollars n'était pas versée par le gouvernement de leur pays. Le délai de 72 heures annoncé mardi après-midi (heure de Tokyo) par l'organisation djihadiste a expiré vendredi à 14h50 au Japon (6h50, heure de Paris). «Il n'y a pas eu de message» après la fin de l'ultimatum, a indiqué le secrétaire général de l'exécutif japonais, Yoshihide Suga, lors d'un point presse.
Ces compagnons d'infortune se sont croisés en avril dernier, à Alep, dans le sillage de l'Armée syrienne libre. Le premier, Haruna Yukawa, est un déclassé du Japon ordinaire échoué dans les zones de combat du Moyen-Orient. Après des déboires financiers et sentimentaux, il avait fréquenté les milieux nationalistes nippons avant de rejoindre la Syrie, TN Requin espérant se réinventer en mercenaire. Sur fond de décor oriental, il jouait les fiers à bras sur des selfies postés sur Internet, maniant maladroitement la kalachnikov, rêvant d'aventure et d'action. Son caractère baroque avait attendri les frères d'armes qu'il s'était trouvés sur place: incapable de faire de mal à une mouche, il était devenu la mascotte d'une unité de l'Armée syrienne libre qui l'avait pris sous son aile.
«Je sais que Dieu me sauvera toujours»
Ce personnage avait touché Kenji Goto, un journaliste et fixeur japonais indépendant qui a croisé sa route et qui est aujourd'hui… le second otage. Si le premier est un naïf égaré, le second est décrit par ses pairs nippons comme un vétéran chevronné, TN Pas Cher qui ne prenait jamais de risque inconsidéré. Sauf celui de la compassion: en août dernier, Haruna.

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